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La Colline - théâtre national

Les spectacles de septembre 2017 à décembre 2018

du 20 Septembre au 15 Octobre 2017 Petit Théâtre

du 27 Septembre au 7 Octobre 2017 Grand Théâtre

texte Mohamed El Khatib

conception, réalisationMohamed El Khatib et Fred Hocké

avec
une soixantaine de supporteurs du Racing Club de Lens
avec le Festival d’Automne à Paris et le Théâtre de la Ville

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du 11 au 22 Octobre 2017 Grand Théâtre

texte, mise en scène, images
Jan Lauwers & Needcompany

avec
Grace Ellen Barkey, Jules Beckman, Anna Sophia Bonnema, Hans Petter Melø Dahl, Benoît Gob, Maarten Seghers, Mohamed Toukabri, Elke Janssens, Jan Lauwers
spectacle en anglais, arabe, flamand, français, norvégien, tunisien surtitré en français

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du 8 Novembre au 2 Décembre 2017 Petit Théâtre

texte Annick Lefebvre

mise en scèneAlexia Bürger

avec
Marie‑Ève Milot
création à La Colline
spectacle en québécois non surtitré en français
Les Barbelés © Maxyme G. Delisle, Le Consulat

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du 17 Novembre au 16 Décembre 2017 Grand Théâtre

texte et mise en scène
Wajdi Mouawad

avec
Jalal Altawil, Jérémie Galiana, Victor de Oliveira, Leora Rivlin, Judith Rosmair, Darya Sheizaf, Rafael Tabor, Raphael Weinstock, Souheila Yacoub
spectacle en allemand, anglais, arabe, hébreu surtitré en français
création à La Colline

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du 6 au 29 Décembre 2017 Petit Théâtre

parole Sébastien Barrier

musique, dessinsNicolas Lafourest, Benoît Bonnemaison-Fitte

avec
Sébastien Barrier , Nicolas Lafourest
spectacle tout public à partir de 8 ans
Gus © Benjamin Rullier Le Grand T

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les 23 et 30 décembre Grand Théâtre

du 17 Janvier au 11 février 2018 Petit Théâtre

de Julien Gaillard

mise en scène et scénographieSimon Delétang

avec
Rémi Fortin, Julien Gaillard, Frédéric Leidgens
création à La Colline
La Maison © Dara Scully, Rituals

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du 19 au 28 Janvier 2018 Grand Théâtre

d' Elfriede Jelinek

mise en scèneKatie Mitchell

avec
Jule Böwe, Stephanie Eidt, Renato Schuch, Maik Solbach
spectacle en allemand surtitré en français
Schatten © Gianmarco Bresadola

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du 6 au 18 février 2018 Grand Théâtre

de Doug Wright

mise en scène et espace scéniqueJean-Pierre Cloutier, Robert Lepage

avec
Érika Gagnon, Pierre‑Olivier Grondin, Robert Lepage, Mary‑Lee Picknell...
spectacle à partir de 16 ans
Quills © Stephane Bourgeois

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du 6 Mars au 1er Avril 2018 Petit Théâtre

du 14 Mars au 11 Avril 2018 Grand Théâtre

texte et mise en scène
Wajdi Mouawad

avec
Emmanuel Besnault, Maxence Bod, Mohamed Bouadla, Sarah Brannens, Théodora Breux, Hayet Darwich, Lucie Digout, Jade Fortineau, Julie Julien, Maxime Le Gac‑Olanié, Véronique Nordey, Hatice Ozer, Lisa Perrio, Simon Rembado,  , Charles Segard‑Noirclere, , Paul Toucang, Etienne Wu Paul Lou, Mounia Zahzam, Yuriy Zavalnyouk...
création à La Colline
Victoires Wajdi Mouawad

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du 2 au 26 Mai 2018 Grand Théâtre

d' Alexandra Badea

mise en scèneAnne Théron

avec
Liza Blanchard,  Judith Henry,  Nathalie Richard et Maryvonne Schiltz
A la trace © Jean-Louis Fernandez

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du 3 au 19 Mai 2018 Petit Théâtre

texte Claudine Galea

mise en scèneBenoît Bradel

avec
Émilie Incerti Formentini, Raoul Fernandez, Emmanuelle Lafon, Seb Martel, Séphora Pondi et à l’image Gaël Baron, François Chattot, Valérie Dréville, Norah Krief, Annie Mercier...
Au Bois © Benoît Bradel

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du 23 Mai au 17 Juin 2018 Petit Théâtre

du 31 Mai au 14 Juin 2018 Grand Théâtre

conception et texte
Vincent Macaigne

avec
Sharif Andoura, Thomas Blanchard, Candice Bouchet, Thibaut Evrard, Pauline Lorillard, Ulrich von Sidow, Hedi Zada
Vincent Macaigne

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du 31 Mai au 14 Juin 2018 Grand Théâtre

texte, mise en scène, conception visuelle et scénographique
Vincent Macaigne

avec
Sharif Andoura, Thomas Blanchard, Candice Bouchet, Thibaut Evrard, Pauline Lorillard, Rodolphe Poulain, Hedi Zada...
Je suis un pays © Wavian

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du 19 Septembre au 14 Octobre 2018 Petit Théâtre

texte et mise en scène
Alexandra Badea

avec
Amine Adjina, Madalina Constantin, Kader Lassina Touré, Thierry Raynaud, Sophie Verbeeck
création à La Colline
Points de non-retour © Kader Lassina Touré

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du 20 Septembre au 20 Octobre 2018 Grand Théâtre

de Léonora Miano

mise en scèneSatoshi Miyagi

avec
la troupe du Shizuoka Performing Arts Center
création à La Colline
spectacle en japonais surtitré en français
Léonora Miano

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du 13 Novembre au 2 Décembre 2018 Petit Théâtre

de Romeo Castellucci

avec
Phurpa...
spectacle en français et en langue generalissima
Uso umano di esseri umani

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du 14 Novembre au 16 Décembre 2018 Grand Théâtre

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Article

Un théâtre de mots qui dessinent le monde

Français
Constructions ludiques

Il faut sans doute lire plusieurs pièces de Lygre pour commencer à percevoir la puissance de ses constructions et la nature très particulière de son écriture. Quand j’ai lu pour la première fois Homme sans but, je me souviens que j’avais été fasciné par les différents niveaux d’énonciation, mais que j’avais été un peu déçu de voir le personnage central disparaître aux deux tiers de la pièce. En lisant d’autres pièces, et en particulier Jours souterrains et Je disparais, les deux pièces que j’ai décidé de mettre en scène cette saison, je me suis aperçu que c’était un principe récurrent de faire disparaître le personnage principal et de continuer la pièce sans lui. La disparition de Propriétaire dans Jours souterrains réorganise les rapports entre les trois autres personnages à partir de son absence : que devient le jeu lorsque le maître du jeu disparaît ? que devient le récit lorsque le maître du récit disparaît ? C’est ce genre de situation, on pourrait dire d’expérience, que Lygre nous propose. Avec une sorte d’ironie bien à lui que l’on découvre petit à petit. On s’aperçoit ainsi que c’est un théâtre beaucoup plus ludique et humoristique que ne le laissent croire les situations extrêmes où il met ses personnages.

Avec ou sans histoire

Avant la catastrophe qui les oblige à fuir, les personnages de Je disparais ont vécu une vie banale, sans histoire… Lors des événements de cet été en Norvège – la tuerie d’Utoya – on a entendu à la télévision les gens dire avec stupeur : c’est arrivé dans notre pays où il ne se passe jamais rien… Comme si c’était presque un lieu commun, pour les Norvégiens eux-mêmes, d’appartenir à un pays sans histoire, sans drame. C’est aussi un thème récurrent du théâtre de Lygre : les gens qui n’ont pas d’histoire, ceux qui se mettent à en avoir une. Dans Jours souterrains, Propriétaire enlève des jeunes gens en perdition, les enferme pour les sortir de la drogue et entreprend de leur redonner une histoire. Et on comprend aussi que lui-même a rompu avec sa vie d’avant pour se forger une nouvelle histoire… Pour certains personnages, acquérir une histoire signifie acquérir une identité, pour d’autres c’est le contraire : les personnages de Je disparais
avaient une identité sans avoir d’histoire ; d’un coup, leur vie bascule : ils ont une histoire, mais elle perturbe leur position dans le monde, leur identité vacille.

Jeux de rôles

Dans la didascalie initiale de Jours souterrains, Lygre explique que dans ses hyper-répliques (qu’il typographie en gras) les personnages parlent d’eux-mêmes à la troisième personne. Ce principe d’écriture est commun à toutes ses pièces, avec des variations. Plutôt que de voir cela comme un moment où l’acteur se distancierait du rôle, il me semble que c’est un peu comme si tous ses personnages avaient affaire avec le fait de jouer un rôle. Ce dédoublement entre “Je” et “Il” les rend acteurs d’eux-mêmes, acteurs de leur vie, ils regardent leur personnage sur la scène du monde. Dans Je disparais, ils ont même un troisième niveau d’existence (indiqué dans le dialogue par les italiques) : des moments où ils se projettent dans d’autres personnages, dans des jeux de rôles – dans leur exode, les deux femmes s’inventent des scénarios et se parlent comme si elles étaient ces autres qu’elles imaginent. Dans d’autres pièces, comme Jours souterrains, c’est moins explicite, mais Lygre donne toujours un peu l’impression que les gens sont pris dans des jeux de rôles. Comme si le monde était fait de tous ces Moi virtuels… Ça peut faire penser aux avatars des jeux vidéos ; mais aussi au théâtre : le théâtre, au fond, n’est fait que de Moi virtuels…

Musicalité

Ce qui me plaît beaucoup, dans cette écriture, c’est le mélange d’une extrême rigueur formelle et d’une liberté de construction, d’invention : il y a comme une mathématique de l’écriture, qui est aussi une musicalité – comme on parle de mathématique pour l’écriture de Bach – et un ludisme. Une pièce comme Jours souterrains a à la fois quelque chose de d’hyper structuré et quelque chose de très libre et de léger. Et j’aime beaucoup cette sensation paradoxale. Lygre développe un jeu d’identité et de différences, de thèmes et de variations très élaboré au niveau du langage. Les motifs reviennent, mais c’est à chaque fois pour montrer des différences, pour renverser les positions : dans Je disparais, le monologue de l’homme qui annonce la deuxième partie de la pièce est écrit exactement en symétrie, avec des variantes, du monologue initial de la femme. Dans Jours souterrains, on retrouve d’une scène à une autre des morceaux entiers de dialogue ; mais comme dans un jeu de dominos, un personnage a pris la place de l’autre : par exemple, le dialogue de Fille avec Propriétaire reprend à l’identique le dialogue qu’il a eu avec Femme – pourtant la relation est complètement autre ; on réentend les mêmes répliques mais la situation a changé et c’est la différence qui frappe dans la répétition.

Humour

Il y a beaucoup d’humour chez Lygre, mais les gens ne le voient pas toujours au premier coup d’oeil… C’est un humour particulier, très spécifique, un sens ludique qui lui donne une sorte de distance par rapport à ses sujets, et qui n’est pas souvent présent dans le théâtre contemporain. Quand on fait lire la pièce, certains sont effarés par les côtés sombres ; je ne vois pas ça comme ça. Ce qui me touche, c’est que ça parle effectivement de situations extrêmes, tragiques, parfois même trash, comme souvent le théâtre contemporain ; mais le jeu sur la forme permet une jubilation théâtrale et crée de l’humour. Pour moi, c’est extrêmement important, parce que cet humour est ce qui permet de garder une distance et de produire du questionnement. Ce n’est pas un théâtre où on est absorbé, c’est un théâtre qui nous renvoie très fortement, chacun, à notre individualité, à notre point de vue singulier.

Explorations

Lygre dit que quand il commence une pièce, il ne sait pas très bien où il va : ça a beau aboutir à des textes très structurés, au départ, il explore des hypothèses. L’idée qu’on traverse des mondes virtuels est toujours essentielle dans la dynamique de cette écriture. Chaque séquence du texte – on ne peut pas parler vraiment de scènes – explore une virtualité, l’écriture elle-même est une exploration de ces virtualités. Par là, elle est toujours liée au paysage fantasmatique de l’auteur. Mais comme les personnages sont les auteurs de leurs hyper-répliques et des jeux de rôles, ils deviennent eux-mêmes les porteurs démultipliés des projections de l’auteur. Ce qui nous renvoie nous aussi à nos projections sur les situations extrêmes qui sont présentes dans ces pièces. C’est un théâtre très actif sur le spectateur : les hyper-répliques interrompent et perturbent la représentation, nous frustrent de ce qu’on nous a fait attendre, et jouent avec notre frustration. C’est un théâtre qui interroge beaucoup le spectateur sur ce qu’il a envie ou peur de voir, sur ses attentes et ce qu’il refoule de son désir de voir…

Solitude

Un des thèmes fondamentaux du théâtre de Lygre, c’est la solitude. Ce n’est pas une solitude de situation puisque les personnages sont souvent ensemble – et même enfermés les uns par les autres, ou réunis dans une situation d’enfermement. Mais ils sont confrontés à une solitude profonde par l’irréductibilité de leurs points de vue : leur façon d’être au monde est souvent incompatible avec celle de l’autre. C’est vraiment un thème profond de ce théâtre : le fait qu’on ne peut pas ramener le point de vue de quelqu’un au point de vue de l’autre. Dans Jours souterrains, c’est évident, c’est même un des thèmes de la pièce : convertir tout le monde à son point de vue, c’est exactement ce que voudrait Propriétaire, et c’est ce qui ne se produit pas… La plupart des personnages ont une dimension obsessionnelle. C’est aussi parce qu’ils se définissent par ce qu’ils disent. Comme c’est un théâtre du vacillement de l’identité, ils ont toujours besoin de se redéfinir par leurs phrases-type : ce jeu de répétitions et de variantes fait partie de leur être au monde – de leur être en scène… Il est lié à la façon dont les identités se télescopent, vacillent au contact l’une de l’autre, mais ne s’absorbent pas les unes dans les autres.

Émotions, questions

C’est un théâtre qui a un fort potentiel émotionnel ; mais c’est une émotion qui produit des questions, des interrogations, de la problématique… De ce point de vue, l’écriture de Lygre n’est pas sans rapport avec Brecht. Et avec Ibsen : chez Ibsen, on peut avoir un personnage qui veut la vérité, face à un autre qui pense que la vie doit conserver une part de mensonge ; les personnages portent des postures d’exemplarité. On trouve ces postures philosophiques face à la vie chez Lygre : des postures plus tragiques, moins tragiques, des postures absolutistes, pragmatiques, des postures pessimistes, optimistes… Ces postures ne sont pas nécessairement intellectualisées par les personnages. Dans Jours souterrains, qui est à mon avis une pièce d’action, avec un vrai sus pense, les personnages réfléchissent assez peu, cherchent assez peu à formuler, ils s’expriment plutôt avec des phrases toutes faites qui vont peu à peu être déconstruites par la situation. J’ai dit l’autre jour à Udo Samel : regarde, au moment où ton personnage se met à réfléchir et donc à douter, il meurt – c’est une indication pour la manière de le jouer, il ne faut surtout pas réfléchir…

Un langage qui nomme

Il y a sans doute des parentés aussi avec le théâtre de Jon Fosse : une écriture assez minimale, un espace-temps un peu suspendu, une tendance à s’abstraire du réel – une dimension symboliste. Mais dans le minimalisme de Fosse, le silence me semble essentiel : c’est un peu comme si le texte bordait du silence. La fonction du langage chez Lygre est différente : c’est une fonction de nomination – je pense que chez lui, le langage nomme ; et donc le silence est beaucoup moins important. Ce qui importe, c’est la façon dont les mots prononcés sur scène dessinent une réalité – je crois que l’idée de dessin est très importante, en opposition à ce qui serait de la peinture – une écriture réaliste.

Relativité du temps

L’une des constantes des pièces de Lygre, c’est le jeu sur le temps. Il peut sauter plusieurs années en quelques répliques, au milieu d’un acte, comme dans Homme sans but, mais aussi nous installer dans le présent en nous faisant imaginer comment, dans le futur, on le ressentira comme du passé. C’est ce que dit Moi à un moment poignant de Je disparais : “Plus tard, c’est l’un de ces moments auxquels je penserai, quand je me souviendrai de mon amie. Que nous étions assises ensemble en silence chez moi, avant de partir.” Ce jeu sur la perception du temps est une relativisation : à la relativité de points de vue et des situations s’ajoute la relativité du temps. C’est frappant aussi dans L’Ombre d’un garçon, une pièce qui se développe dans deux directions temporelles inverses : à partir d’une scène initiale, certaines scènes vont vers l’avenir et d’autres remontent vers le passé. Ce ne sont pas des flash-back explicatifs, mais plutôt une manière qu’a Lygre de faire du présent une sorte de tissage de passé et d’avenir.

Scénographie

Chaque pièce pourrait se jouer sur un plateau nu, mais en même temps on sent qu’elles appellent un imaginaire scénographique. Les espaces qu’imagine Lygre ne sont pas représentables : dans Jours souterrains on ne peut pas passer en deux répliques d’un bunker à une piscine ! Savoir ce qui est réel ou non est une question permanente : il faut laisser une marge de flottement… Mais je voulais aussi que cet imaginaire concret autour de la séquestration trouve un écho sur scène. J’ai travaillé sur un espace qui est comme un rêve sur l’enfermement – qui est aussi un rêve sur le théâtre : un mur de béton qui bouche le cadre de scène. Mais dans ce théâtre obstrué, quelque chose renaît, puisqu’il y a une petite scène creusée dans le mur de parpaings. Si je montais L’Ombre d’un garçon, ce qui me ferait rêver, ce sont les espaces jumeaux. Dans cette pièce, une femme a recueilli l’enfant de ses voisins, morts dans un accident de voiture. Le garçon est passé de l’appartement de ses parents à celui de la voisine, mitoyen et symétrique. On peut imaginer qu’elle a toujours fantasmé sur ce qui se passait à côté. L’enfant grandit dans le fantasme de la voisine, à côté de sa chambre d’enfant qui est toujours là, vide, de l’autre côté de la cloison… Cette écriture invite à lier la scénographie aux structures souterraines des pièces. Mettre en scène Lygre, ça suppose d’aller fouiller dans les combles. Ça a à voir avec l’inconscient qui structure les pièces. C’est peut-être une des raisons pour lesquelles je me sens si en phase avec cette écriture : j’ai toujours travaillé la scénographie pour faire apparaître les structures psychiques.

Stéphane Braunschweig / Anne-Françoise Benhamou
Paris, septembre-octobre 2011
 
Je disparais
traduction du norvégien Éloi Recoing,
mise en scène et scénographie Stéphane Braunschweig,
collaboration artistique Anne-Françoise Benhamou,
collaboration à la scénographie Alexandre De Dardel,
costumes Thibault Vancraenenbroeck, lumière Marion Hewlett,
son et vidéo Xavier Jacquot, avec Irina Dalle (Une étrangère),
Alain Libolt (Mon mari), Pauline Lorillard (La fille de mon amie),
Annie Mercier (Moi), Luce Mouchel (Mon amie)
création le 4 novembre 2011 à La Colline – théâtre national
 
Tage unter (Jours souterrains)
traduction du norvégien Hinrich Schmidt-Henkel,
mise en scène et scénographie Stéphane Braunschweig,
collaboration artistique Anne-Françoise Benhamou,
collaboration à la scénographie Alexandre De Dardel,
lumière Marion Hewlett, costumes Thibault Vancraenenbroeck,
dramaturgie Astrid Schenka, avec Daniel Christensen (Peter),
Claudia Hübbecker (Femme), Bettina Kerl (Fille),
Udo Samel (Propriétaire)
création décembre 2011 Haus der Berliner Festspiele

 

Entretien avec Stéphane Braunschweig
Propos recueillis par Anne-Françoise Benhamou


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