
Manhattan Medea
“Et quel courage, pensais-je, de commettre le crime presque comme un devoir”
Manhattan Medea
Sophie Loucachevsky a toujours fait le choix politique de donner à voir des œuvres pour ici et maintenant. Après la Passion selon Jean d’Antonio Tarantino, dernièrement créée à La Colline, où l’Évangile fait retour dans un univers asilaire d’aujourd’hui, elle met en scène une Médée contemporaine. La scène est à New York, et les héros, Jason et Médée, sont des immigrés. Comme dans l’antique histoire, leur amour est né d’un crime laissé derrière eux : ensemble ils ont tué. Mais pas question de se retourner : pour des clandestins, il n’est d’autre loi que survivre. “Entre nous ce serait toujours la mort”, dit Jason qui abandonne Médée pour échapper au feu qui le dévore et se refaire une nouvelle identité. L’œuvre tragique, condensée en dix épisodes brefs, raconte que l’amour aurait une mémoire rouge sang. L’éclairage cru donné à l’histoire, la façon dont la pièce s’attache au statut même du réfugié, rendent plus âpre encore la trajectoire de Médée jusqu’à l’infanticide. Ce sera une comédie, ce sera une tragédie, aucune importance, conclut Deaf Daisy, travesti sourd qui semble être l’oracle de la cité moderne. Pour Dea Loher, auteure d’une quinzaine de pièces de plus en plus souvent mises en scène, raconter notre monde, c’est le débusquer au plus intime des relations entre les êtres.
Photo © Manhattan Medea - Élisabeth Carecchio
- de Dea Loher
- traduction de l’allemand Olivier Balagna et Laurent Muhleisen
- mise en scène Sophie Loucachevsky
- collaborateur artistique André Antebi
- scénographie Jean-Pierre Guillard
- costumes Christine Brottes
- vidéo Fred Koenig
- lumière Nathalie Perrier
- musique Marcus Borja
- son Sylvère Caton
- coiffures et maquillage Catherine Saint-Sever
- assistant mise en scène Sébastien Chassagne
- avec Anne Benoit, Marcus Borja, Christophe Odent
production
La Colline — théâtre national, Compagnie Les Amis de ... avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication — DRAC Île-de-France
Le texte est publié chez L’Arche Éditeur
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autour du spectacle
- Rencontre avec Sophie Loucachevsky et les comédiens du spectacle mardi 9 février à l’issue de la représentation.
Atelier de critique théâtrale
samedi 6 février 2010 de 10h à 17h
Parcours théâtral
avec Sophie Loucachevsky
samedi 13 février de 13h à 17h
Déambulation
Toc toc toc... Je m’appelais Médée
Les élèves comédiens de l’ESAD (École Supérieure d’Art Dramatique de la ville de Paris), où enseigne Sophie Loucachevsky, hantent La Colline autour d’un spectacle déambulatoire sur les “fantômes” de Médée conçu à partir des grandes adaptations du mythe. D’Euripide à Loher, en passant par Sénèque, Ovide, Corneille, Jahnn, Rame, Müller et bien d’autres encore, notre choeur fragmenté de Médées ressasse ses obsessions et tente en vain de raconter son histoire.
Réalisation André Antébi, assisté de Sébastien Chassagne
Avec les élèves de 3e année de l’ESAD : Armelle Abibou, Petya Alabozova, Maryline Cuney, Cécile Dominjon, Maëlia Gentil, Thomas Moreno, Jean Pavageau, Luara Rojas Diaz
les jeudis 28 janvier, 4 et 11 février et mercredi 17 février
à partir de 19h45
Ouverture de la location lundi 4 janvier pour toutes les représentations.
| non abonné | abonné | |
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| * tarif valable à partir de 10 personnes. Le 10e abonnement est offert au relais du groupe. | ||
| plein tarif | 27 € | 14 € |
| moins de 30 ans et demandeurs d’emploi | 13 € | 9 € |
| plus de 60 ans | 22 € | 13 € |
| groupes* | 19 € | 12 € |
| le mardi, nos places sont accessibles au tarif réduit unique de 19 € (moins de 30 ans et demandeurs d’emploi 13 €). |
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durée du spectacle : 1h25
Petit Théâtre du 21 janvier 2010 au 20 février 2010
du mercredi au samedi à 21h, le mardi à 19h et le dimanche à 16h
























