mise en jardin

Un théâtre est un espace où la parole prend une fonction différente de celle de l’espace urbain, voilà pourquoi il importe de penser l’hospitalité en lien avec l’idée d’une parole sacralisée, déviée, libérée…

#Oasis

Pour que le théâtre soit un lieu de rencontres et un lieu de vie, un espace de convivialité

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rue Malte-Brun

Imaginons un ensemble végétal qui traverse la façade vitrée et relie l'intérieur à l'extérieur du théâtre

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croquis Gilles Clément
croquis Gilles Clément

« Théâtre » !

Mot ancien, qui nous vient du grec et qui signifie : « lieu d’où l’on voit ». C’est donc, en plus d’une forme d’art, un espace qui ouvre l’œil, qui permet la vision de ce qui est invisible. « Nature aime à se cacher » a dit Héraclite d’Éphèse, une nature qui invite toute chose vivante à dialoguer avec elle, à jouer avec elle. « Nature aime à se cacher », car il y a une forme d’amour chez la nature, mystérieux amour, exigeant amour. C’est sans doute cet amour-là qui nous a donné envie de nous lancer dans le projet #Oasis.

Piétonniser la rue Malte-Brun et végétaliser le théâtre pour repenser en profondeur la manière avec laquelle La Colline s’inscrit dans son environnement. Que le passage de la rue à l’intérieur du bâtiment puisse se faire à travers une sensation harmonieuse et sans brutalité.

 

Et parce qu’il ne s’agit pas d’une démarche esthétique mais éthique, il était essentiel de faire appel à un artiste qui puisse prendre en charge la création de cette nouvelle façon de concevoir l’hospitalité de notre théâtre. Gilles Clément en ce sens est un sorcier qui fait pleuvoir sous forme de jardins les rêves qui le hantent. En collaboration avec la ville de Paris et la Mairie du XXe arrondissement, la rue et les trottoirs seront partiellement plantés d’essences du cimetière du Père-Lachaise voisin et adaptées à l’environnement urbain – et des plantes grimpantes s’élèveront.

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S’inscrivant à la fois dans une dimension environnementale, écologique et éducative, le projet #Oasis, en transformant l’ambiance et l’ensemble du cadre de vie de La Colline, par la présence des végétaux, des minéraux, des humains et des animaux, à la fois chats présents dans le théâtre et ruches d’abeilles sur le toit, rappellent que nous sommes vivants et que le mot vivant n’est pas l’apanage de l’humain.

Ce que chaque forme d’art tente de défendre, en rappelant, jusqu’à la douleur, la nécessité de l’existence de l’autre dans la nôtre.