
Direction

Le 15 janvier 2010, Stéphane Braunschweig a succédé à Alain Françon à la direction de La Colline.
Le projet de Stéphane Braunschweig pour La Colline
Le Théâtre national de la Colline m’est familier. Avec le Théâtre de Gennevilliers (lorsqu’il était dirigé par Bernard Sobel), le Centre dramatique national d’Orléans et le Théâtre national de Strasbourg (que j’ai moi-même dirigés), c’est le théâtre dans lequel j’ai présenté le plus de spectacles. Je suis reconnaissant à Alain Françon et à son équipe de m’y avoir invité régulièrement, et ce dès sa première saison en 97-98 : nous y avons joué Brecht, Tchekhov par deux fois, Ibsen, ainsi que deux auteurs contemporains : Olivier Py et Hanokh Levin.
Cette familiarité de mon travail avec le Théâtre de la Colline et son public n’aurait sans doute pas été possible si Alain Françon n’avait pas choisi dans son projet artistique de mettre en perspective les textes des auteurs contemporains vivants — auxquels la programmation du théâtre était vouée depuis son inauguration en 1988 — avec ceux des grands dramaturges à partir de la fin du XIXe siècle, autrement dit depuis la naissance du théâtre moderne. Au moment où je suis appelé à prendre sa succession, en janvier 2010, je souhaite à la fois maintenir le cadre global de ce répertoire et y apporter quelques nouvelles orientations.
Cette familiarité de mon travail avec le Théâtre de la Colline et son public n’aurait sans doute pas été possible si Alain Françon n’avait pas choisi dans son projet artistique de mettre en perspective les textes des auteurs contemporains vivants — auxquels la programmation du théâtre était vouée depuis son inauguration en 1988 — avec ceux des grands dramaturges à partir de la fin du XIXe siècle, autrement dit depuis la naissance du théâtre moderne. Au moment où je suis appelé à prendre sa succession, en janvier 2010, je souhaite à la fois maintenir le cadre global de ce répertoire et y apporter quelques nouvelles orientations.
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Ce n’est sans doute pas déformer la pensée d’Alain Françon que d’affirmer que ses choix de programmation ont toujours donné la primauté aux auteurs — la remarquable collection des LEXI/textes en témoigne.
Avec Didier Juillard, mon collaborateur pour la programmation, qui m’accompagne depuis le CDN d’Orléans et à qui l’on doit les nombreuses et belles découvertes qui ont émaillé mes huit saisons au TNS, nous continuerons de porter une attention particulière aux auteurs vivants, français et étrangers, mais nous souhaitons que le Théâtre de la Colline soit également un lieu d’émergence de nouvelles écritures scéniques. Un théâtre voué à la création théâtrale contemporaine, dans un sens large qui comprenne à la fois le texte et la mise en scène.
Une grande place sera ainsi accordée d’un côté à de jeunes artistes et aux collectifs qui souvent les accompagnent, de l’autre à des artistes aux parcours importants et qui continuent d’être novateurs : pour cette première saison, Sylvain Creuzevault, Rodolphe Dana et Guillaume Vincent côtoieront Bernard Sobel, Sophie Loucachevsky et Stanislas Nordey.
Plusieurs artistes seront également associés au Théâtre de la Colline pour deux ou trois saisons : Daniel Jeanneteau et Marie-Christine Soma dès cette année, Célie Pauthe à partir de la deuxième saison, d’autres suivront. Il s’agit à la fois de partager leur démarche dans la durée en leur assurant des moyens de production, et de leur proposer d’être de véritables collaborateurs artistiques du théâtre.
Enfin nous inviterons chaque saison un metteur en scène étranger à réaliser un spectacle avec des acteurs français, en même temps que nous ferons découvrir au public français son travail dans sa propre langue : ce sera le cas cette année avec Michael Thalheimer, metteur en scène allemand de premier ordre, presque inconnu en France, et dont les spectacles n’ont jamais été présentés à Paris.
Avec Didier Juillard, mon collaborateur pour la programmation, qui m’accompagne depuis le CDN d’Orléans et à qui l’on doit les nombreuses et belles découvertes qui ont émaillé mes huit saisons au TNS, nous continuerons de porter une attention particulière aux auteurs vivants, français et étrangers, mais nous souhaitons que le Théâtre de la Colline soit également un lieu d’émergence de nouvelles écritures scéniques. Un théâtre voué à la création théâtrale contemporaine, dans un sens large qui comprenne à la fois le texte et la mise en scène.
Une grande place sera ainsi accordée d’un côté à de jeunes artistes et aux collectifs qui souvent les accompagnent, de l’autre à des artistes aux parcours importants et qui continuent d’être novateurs : pour cette première saison, Sylvain Creuzevault, Rodolphe Dana et Guillaume Vincent côtoieront Bernard Sobel, Sophie Loucachevsky et Stanislas Nordey.
Plusieurs artistes seront également associés au Théâtre de la Colline pour deux ou trois saisons : Daniel Jeanneteau et Marie-Christine Soma dès cette année, Célie Pauthe à partir de la deuxième saison, d’autres suivront. Il s’agit à la fois de partager leur démarche dans la durée en leur assurant des moyens de production, et de leur proposer d’être de véritables collaborateurs artistiques du théâtre.
Enfin nous inviterons chaque saison un metteur en scène étranger à réaliser un spectacle avec des acteurs français, en même temps que nous ferons découvrir au public français son travail dans sa propre langue : ce sera le cas cette année avec Michael Thalheimer, metteur en scène allemand de premier ordre, presque inconnu en France, et dont les spectacles n’ont jamais été présentés à Paris.
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Pour ce qui est de la programmation des textes contemporains, je vais constituer autour de moi un “groupe de réflexion sur les écritures théâtrales contemporaines” : des metteurs en scène, des acteurs, des dramaturges, des traducteurs, tous partie prenante du projet artistique, y confronteront leurs points de vue sur le théâtre tel qu’il s’écrit aujourd’hui, aussi bien dans sa dimension textuelle que scénique.
Beaucoup de formes théâtrales actuelles ne permettent pas de distinguer le texte de sa représentation. Plus que jamais il paraît nécessaire de lire et de réfléchir sur les textes de théâtre dans la perspective de leur passage à la scène, autrement dit dans leur capacité à susciter un théâtre nouveau ou tout au moins à s’inscrire dans un théâtre d’aujourd’hui :
En plus des textes directement mis en commun par les membres du groupe de réflexion, trois lecteurs permanents auront pour mission de lire tous les textes adressés au Théâtre de la Colline et repérer ceux qui, par leur questionnement, leur problématique, leur propos ou leur forme, seront susceptibles d’intéresser le groupe de réflexion. Ce petit groupe de lecteurs travaillera dans le cadre du projet artistique du théâtre et ne prétendra pas à l’objectivité d’un comité de lecture ou d’experts ; il n’aura pas non plus vocation à renseigner les auteurs sur les qualités de leurs textes. Il sera en dialogue continu avec le groupe de réflexion afin de faire émerger les textes que le Théâtre de la Colline pourra choisir de porter à l’attention du public.
Lecteurs et groupe de réflexion auront donc également pour mission d’imaginer toute manière de rendre publics leurs débats et de leur donner suite : journées de réflexion ouvertes ; publications ; lectures, mises en espace, mises en scène d’œuvres nouvelles.
Beaucoup de formes théâtrales actuelles ne permettent pas de distinguer le texte de sa représentation. Plus que jamais il paraît nécessaire de lire et de réfléchir sur les textes de théâtre dans la perspective de leur passage à la scène, autrement dit dans leur capacité à susciter un théâtre nouveau ou tout au moins à s’inscrire dans un théâtre d’aujourd’hui :
- audace du propos et de la forme,
- renouvellement de la mise en œuvre de la narration et de la fiction sur la scène théâtrale,
- place faite à l’acteur, à la mise en scène, et plus généralement à l’interprétation,
- pertinence dans le paysage du monde tel qu’il va (comme regard, contrepoint, ou même comme symptôme de ce monde).
En plus des textes directement mis en commun par les membres du groupe de réflexion, trois lecteurs permanents auront pour mission de lire tous les textes adressés au Théâtre de la Colline et repérer ceux qui, par leur questionnement, leur problématique, leur propos ou leur forme, seront susceptibles d’intéresser le groupe de réflexion. Ce petit groupe de lecteurs travaillera dans le cadre du projet artistique du théâtre et ne prétendra pas à l’objectivité d’un comité de lecture ou d’experts ; il n’aura pas non plus vocation à renseigner les auteurs sur les qualités de leurs textes. Il sera en dialogue continu avec le groupe de réflexion afin de faire émerger les textes que le Théâtre de la Colline pourra choisir de porter à l’attention du public.
Lecteurs et groupe de réflexion auront donc également pour mission d’imaginer toute manière de rendre publics leurs débats et de leur donner suite : journées de réflexion ouvertes ; publications ; lectures, mises en espace, mises en scène d’œuvres nouvelles.
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La programmation du Théâtre de la Colline ne saurait pour autant se résumer à une galerie de spectacles juxtaposés les uns aux autres. Un théâtre résolument contemporain doit avoir pour ambition d’être un théâtre où résonnent et se réfléchissent les questions les plus vives du temps et du lieu où nous vivons. Un théâtre ouvert sur le monde réel — aujourd’hui bien plus riche en questions qu’en réponses — et non pas enfermé dans de purs questionnements esthétiques.
J’aime bien en ce sens que la façade du théâtre soit toute de verre transparent, et j’aime aussi qu’il se situe sur une colline, pas trop haute pour ne pas se perdre dans les nuages, mais suffisamment pour chercher à porter un regard clair sur le monde. Parfois, pour faire plus court, on dit “la colline” pour désigner ce théâtre : je souhaiterais désormais, parce que c’est une belle image pour un théâtre, qu’on l’appelle simplement La Colline.
J’aime bien en ce sens que la façade du théâtre soit toute de verre transparent, et j’aime aussi qu’il se situe sur une colline, pas trop haute pour ne pas se perdre dans les nuages, mais suffisamment pour chercher à porter un regard clair sur le monde. Parfois, pour faire plus court, on dit “la colline” pour désigner ce théâtre : je souhaiterais désormais, parce que c’est une belle image pour un théâtre, qu’on l’appelle simplement La Colline.
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Je voudrais que les spectateurs viennent à La Colline pour y nourrir leurs propres interrogations, y élaborer des réponses peut-être. Non comme on lit le journal ou comme on regarde un documentaire ou même un débat philosophique, mais à la manière et avec le plaisir spécifiques du théâtre :
en jouant avec nous le jeu de la fiction et du rêve,
en jubilant de voir les discours et les affects se contredire,
en s’émouvant de la difficulté de la raison humaine à se frayer un chemin dans la réalité chaotique du monde,
en misant sur l’imaginaire pour apprivoiser et transformer cette réalité,
mais en s’indignant aussi des imaginaires dominants qui hantent nos sociétés,
en refusant de céder un pouce de terrain à la tentation du cynisme, mais pas un pouce non plus à l’angélisme des bons sentiments,
ou en s’étonnant encore d’entendre parfois surgir des paroles mal-pensantes, qui entaillent avec un humour ravageur et salutaire le conformisme ambiant — et provoquent à penser autrement.
C’est dans cet esprit que chaque saison sera orientée par une nouvelle “problématique” : comme un faisceau de questions, elle se développera de spectacle en spectacle, tissant entre eux des liens, libérant des échos, confrontant des points de vue. Cela implique naturellement que La Colline puisse être à l’initiative de beaucoup de ces projets, en proposant par exemple à des metteurs en scène les textes retenus par le groupe de réflexion sur les écritures contemporaines. Cette année, six spectacles (sur douze titres programmés) nous interrogeront sur nos “rêves d’héroïsme et de radicalité”.
Chaque problématique de saison débordera du cadre strict de la programmation pour trouver aussi des prolongements imaginaires et intellectuels :
en jouant avec nous le jeu de la fiction et du rêve,
en jubilant de voir les discours et les affects se contredire,
en s’émouvant de la difficulté de la raison humaine à se frayer un chemin dans la réalité chaotique du monde,
en misant sur l’imaginaire pour apprivoiser et transformer cette réalité,
mais en s’indignant aussi des imaginaires dominants qui hantent nos sociétés,
en refusant de céder un pouce de terrain à la tentation du cynisme, mais pas un pouce non plus à l’angélisme des bons sentiments,
ou en s’étonnant encore d’entendre parfois surgir des paroles mal-pensantes, qui entaillent avec un humour ravageur et salutaire le conformisme ambiant — et provoquent à penser autrement.
C’est dans cet esprit que chaque saison sera orientée par une nouvelle “problématique” : comme un faisceau de questions, elle se développera de spectacle en spectacle, tissant entre eux des liens, libérant des échos, confrontant des points de vue. Cela implique naturellement que La Colline puisse être à l’initiative de beaucoup de ces projets, en proposant par exemple à des metteurs en scène les textes retenus par le groupe de réflexion sur les écritures contemporaines. Cette année, six spectacles (sur douze titres programmés) nous interrogeront sur nos “rêves d’héroïsme et de radicalité”.
Chaque problématique de saison débordera du cadre strict de la programmation pour trouver aussi des prolongements imaginaires et intellectuels :
- dans des lectures de pièces contemporaines,
- dans des débats publics associant aux gens de théâtre des artistes d’autres disciplines et des penseurs des sciences humaines,
- dans la revue OutreScène qui pourra y consacrer certains numéros.
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Toujours sous la responsabilité éditoriale d’Anne-Françoise Benhamou, la revue OutreScène née en 2003 au Théâtre national de Strasbourg deviendra dès 2010 la revue de La Colline pour deux parutions annuelles.
Par des numéros thématiques consacrés à des auteurs, à des aspects de la pratique théâtrale, à des problématiques, OutreScène poursuivra son projet : creuser les questionnements portés par la scène, en France et à l’étranger. Loin de défendre le théâtre en jouant le plateau contre l’écriture dramatique, la présence de l’acteur contre la dramaturgie, l’image contre le sens — ou inversement —, OutreScène situera sa réflexion au lieu complexe et fécond de leurs rencontres. La revue donnera pour cela la parole aux artistes eux-mêmes, metteurs en scène, acteurs, scénographes... Elle cherchera aussi à mettre à disposition de ses lecteurs des essais importants inédits en français, ou d’autres qu’elle suscitera.
Par des numéros thématiques consacrés à des auteurs, à des aspects de la pratique théâtrale, à des problématiques, OutreScène poursuivra son projet : creuser les questionnements portés par la scène, en France et à l’étranger. Loin de défendre le théâtre en jouant le plateau contre l’écriture dramatique, la présence de l’acteur contre la dramaturgie, l’image contre le sens — ou inversement —, OutreScène situera sa réflexion au lieu complexe et fécond de leurs rencontres. La revue donnera pour cela la parole aux artistes eux-mêmes, metteurs en scène, acteurs, scénographes... Elle cherchera aussi à mettre à disposition de ses lecteurs des essais importants inédits en français, ou d’autres qu’elle suscitera.
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Un mot encore sur la dimension pédagogique que je voudrais inscrire dans le nouveau projet de La Colline.
Après avoir dirigé l’École du TNS pendant huit années, et y avoir créé une section de formation à la mise en scène et la dramaturgie, je désire continuer à m’impliquer dans la formation, cette fois “continue”, de jeunes metteurs en scène et dramaturges. Il s’agit de recruter chaque saison et pour la durée de celle-ci un stagiaire-metteur en scène et un stagiaire-dramaturge. Ils seront associés comme seconds assistants aux productions de La Colline, ils participeront aux réunions du groupe de réflexion sur les écritures théâtrales contemporaines, ils dirigeront éventuellement des lectures ou des formes légères, ils nourriront enfin un dialogue continu avec Anne-Françoise Benhamou et moi-même sur la mise en scène et la dramaturgie.
Je réfléchis ensuite à la possibilité d’ateliers d’interprétation réguliers, largement ouverts à des acteurs de toute génération, un peu à la manière de ceux d’Antoine Vitez à Ivry. Je partage avec Vitez l’idée que tout théâtre devrait abriter une école : un espace d’exercice, de recherche, d’essai, de liberté et de rencontres pour des acteurs d’horizons divers.
Enfin, l’excellent travail pédagogique qui a été mené en direction du public scolaire et universitaire, en particulier au travers de nombreux ateliers pratiques de jeu ou d’écriture, sera bien sûr poursuivi — mais je souhaite aussi orienter ces ateliers vers des initiations à la dramaturgie (école du regard critique, exploration du rapport texte/mise en scène).
Après avoir dirigé l’École du TNS pendant huit années, et y avoir créé une section de formation à la mise en scène et la dramaturgie, je désire continuer à m’impliquer dans la formation, cette fois “continue”, de jeunes metteurs en scène et dramaturges. Il s’agit de recruter chaque saison et pour la durée de celle-ci un stagiaire-metteur en scène et un stagiaire-dramaturge. Ils seront associés comme seconds assistants aux productions de La Colline, ils participeront aux réunions du groupe de réflexion sur les écritures théâtrales contemporaines, ils dirigeront éventuellement des lectures ou des formes légères, ils nourriront enfin un dialogue continu avec Anne-Françoise Benhamou et moi-même sur la mise en scène et la dramaturgie.
Je réfléchis ensuite à la possibilité d’ateliers d’interprétation réguliers, largement ouverts à des acteurs de toute génération, un peu à la manière de ceux d’Antoine Vitez à Ivry. Je partage avec Vitez l’idée que tout théâtre devrait abriter une école : un espace d’exercice, de recherche, d’essai, de liberté et de rencontres pour des acteurs d’horizons divers.
Enfin, l’excellent travail pédagogique qui a été mené en direction du public scolaire et universitaire, en particulier au travers de nombreux ateliers pratiques de jeu ou d’écriture, sera bien sûr poursuivi — mais je souhaite aussi orienter ces ateliers vers des initiations à la dramaturgie (école du regard critique, exploration du rapport texte/mise en scène).
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Et parce qu’un théâtre ne vit pas sans ses acteurs,je ne voudrais pas finir ce préambule sans citer ceux qui vont m’accompagner dans le double projet Ibsen avec lequel je vais ouvrir la grande salle cette saison : certains sont des compagnons de longue date (Claude Duparfait, Philippe Girard), certains plus récents (Maud Le Grevellec, Thierry Paret, Bénédicte Cerutti, Annie Mercier, Christophe Brault) et d’autres tout à fait nouveaux (Chloé Réjon, Éric Caruso, Marc Susini, Jean-Marie Winling). C’est sur eux aussi que je compte — et d’autres compagnons encore qui nous rejoindront — pour enrichir et bousculer le nouveau projet artistique de La Colline, pour le faire vibrer et bouger, et lui insuffler tout simplement la vie.





















