Formée aux ateliers de Madeleine Marion, Isabelle Lafon joue notamment sous la direction de Marie Piemontese dans Phèdre le matin et Qui déplace le soleil de Chantal Morel, dans Les Possédés de Dostoïevski mais aussi de Guy-Pierre Couleau dans La Chaise de paille de Sue Glover. Elle travaille également auprès d’Alain Ollivier dans la pièce Toute nudité sera châtiée de Nelson Rodriguez. Thierry Bédard dans L’Afrique fantôme de Michel Leiris et Pathologie verbale ; Michel Cerda avec Nuit bleue au coeur de l’Ouest de James Stock ainsi que Gilles Blanchard dans Saluer Giono d’après Jean Giono et Aimée de Marguerite Anzieu.

Artiste associée au Théâtre Paris-Villette, elle met en scène et adapte Igishanga d’après Dans le nu de la vie – récits des marais rwandais de Jean Hatzfeld, Journal d’une autre d’après Notes sur Anna Akhamatova de Lydia Tchoukovskaïa, Une mouette d’après Tchekhov, mais aussi La Marquise de M*** de Crébillon fils et Nous demeurons d’après les récits de personnes aliénées de la fin du XIXe siècle. Elle joue dans chacun de ses spectacles.

En 2016, Deux ampoules sur cinq de Lydia Tchoukovskaïa, L’Opoponax de Monique Wittig et Let Me Try d’après le journal de Virginia Woolf sont réunis dans le cycle Les Insoumises présenté à La Colline. En 2019, elle crée une adaptation de Bérénice de Racine au Théâtre
Gérard-Philipe à Saint-Denis et Vues Lumière, écriture collective à La Colline.

La même année, elle joue dans la création d’Arthur H et Wajdi Mouawad, Mort prématurée d’un chanteur populaire dans la force de l’âge, représentée à La Colline. Par ailleurs, le film Les Merveilleuses dont elle signe la réalisation a été sélectionné dans la catégorie fiction du festival de Pantin en 2010.

Elle travaille actuellement à l’écriture d’un long métrage La Femme aux lèvres bleues. En parallèle, elle transmet son expérience du jeu à travers de nombreux ateliers destinés à des publics amateurs et professionnels, notamment au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, à l’école du Théâtre National de Bretagne, à l’Académie Fratellini ou encore à La Maison des Métallos.

archives
Vues Lumière
texte Isabelle Lafon
mise en scène Vues Lumière